Pourquoi prend-on du poids ? Causes connues… et méconnues
- Admin

- 25 avr. 2025
- 3 min de lecture

La prise de poids est souvent réduite à une simple équation : manger plus que ce que l'on dépense. Si cette logique calorique a sa part de vérité, elle ne suffit pas à expliquer toutes les variations de poids. Derrière les kilos qui s’accumulent, il peut y avoir des mécanismes bien plus subtils, parfois insoupçonnés. Voici un tour d’horizon des causes bien connues… mais aussi de celles qui le sont beaucoup moins.
Les causes connues de la prise de poids
1. Un excès calorique chronique
C’est la cause la plus évidente. Lorsque l’apport énergétique dépasse régulièrement les dépenses (activité physique, métabolisme de base, digestion…), le surplus est stocké sous forme de graisse. Même un léger excédent quotidien peut entraîner une prise de poids lente mais continue sur le long terme.
2. Un excès de glucides simples
Les sucres rapides (boissons sucrées, pâtisseries, pain blanc, etc.) provoquent des pics d’insuline, une hormone qui favorise le stockage des graisses. À long terme, un excès de glucides simples perturbe la régulation de la faim et peut favoriser l’insulino-résistance, un facteur aggravant pour la prise de poids.
3. Un excès de lipides de mauvaise qualité
Les graisses industrielles (acides gras trans, huiles raffinées, produits ultra-transformés) sont très caloriques, peu rassasiantes et inflammatoires. Elles favorisent le stockage adipeux, surtout au niveau abdominal.
4. Un déficit protéique
Les protéines jouent un rôle essentiel dans la satiété et le maintien de la masse musculaire. Un apport insuffisant peut mener à une perte de muscle (donc un métabolisme ralenti), et à des fringales compensatoires.
Les causes méconnues (mais tout aussi importantes)

1. Les carences micronutritionnelles
Fer, magnésium, zinc, iode, vitamines du groupe B, vitamine D… Ces petits nutriments ont un impact énorme sur notre métabolisme. Une carence peut déséquilibrer la régulation de l’appétit, ralentir le métabolisme, augmenter l’inflammation, et dérégler les hormones impliquées dans le stockage des graisses.
➡️ Exemple : une carence en iode ou en sélénium peut freiner la fonction thyroïdienne, ce qui ralentit le métabolisme basal.
2. Le stress chronique
Le cortisol, l’hormone du stress, stimule l’appétit (souvent pour des aliments sucrés ou gras) et favorise le stockage des graisses, en particulier autour du ventre. En excès, il peut également dégrader la masse musculaire et perturber le sommeil.
3. Le manque de sommeil
Dormir trop peu perturbe les hormones de la faim (ghréline et leptine), augmente les envies de sucre et réduit la dépense énergétique. De nombreuses études montrent un lien direct entre dette de sommeil et prise de poids.
4. Le déséquilibre du microbiote intestinal
Un microbiote appauvri ou déséquilibré peut entraîner une moindre assimilation des nutriments, une inflammation de bas grade et une prise de poids. Certaines bactéries intestinales influencent même directement la sensation de satiété et la régulation du métabolisme.
5. Les perturbateurs endocriniens
Présents dans certains plastiques, cosmétiques ou pesticides, ces composés chimiques peuvent interférer avec le système hormonal, dérégler les signaux de faim/satiété et favoriser le stockage des graisses.
Un mot sur la dimension psychologique
La relation à la nourriture est souvent émotionnelle : anxiété, culpabilité, ennui, besoin de récompense… Manger devient parfois un mécanisme de compensation. Comprendre et apaiser cette dimension psychologique est souvent une étape clé vers un poids stable et sain.
Conclusion
La prise de poids est multifactorielle. Au-delà des simples calories, elle est influencée par notre hygiène de vie, notre environnement, notre équilibre émotionnel, et même notre microbiote. S’intéresser aux causes méconnues permet non seulement de mieux comprendre son corps, mais aussi d’en prendre soin avec plus de bienveillance et d’efficacité.



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